Art et histoire
Hauts-de-France
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L’hôtel de ville, Lille

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Date : 1924

Conçu par le lillois Émile Dubuisson et bâti de 1924 à 1932 sous le mandat de Roger Salengro, l’hôtel de ville interpelle par son ampleur, l’ingéniosité de son plan et le traitement soigné de son décor. Il est classé au titre des monuments historiques en 2002 et son beffroi fait partie du bien sériel des beffrois de Belgique et de France inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 2005.

Hôtel de ville ©SVAH Lille

Extension contemporaine Hôtel de Ville ©SVAH Ville de Lille

Le Beffroi ©SVAH Ville de Lille

Vue Hôtel de Ville de la rue du réduit ©SVAH Ville de Lille

Vue intérieure du grand hall de l'hôtel de Ville ©SVAH Ville de Lille

Détail béton moulé ©SVAH Ville de Lille

Enjeu et projet

Après la Première Guerre mondiale, la municipalité de Gustave Delory profite du démantèlement des remparts pour amorcer les projets d’aménagement de la ville. Suite à l’incendie de l’ancien hôtel de ville en 1916, une nouvelle « maison commune » est pensée comme la première pierre d’un programme ambitieux mêlant habitat, écoles, espaces verts, voirie, etc. Dubuisson est chargé du plan d’urbanisme dont le nouvel hôtel de ville, établi dans le quartier populaire Saint-Sauveur, est l’illustration parfaite de l’idéal socialiste et humaniste.

 

Héritage et modernité

L’architecte s’inscrit dans la tradition régionale, notamment dans le choix de la brique. Son emploi multiplie les possibilités décoratives grâce à ses différentes couleurs et ses appareillages variés. La ligne générale est toutefois donnée par l’usage d’un matériau moderne, le béton. Il maîtrise son utilisation, lui donne une place noble, le laissant apparent en façade comme à l’intérieur, jouant de ses qualités techniques et esthétiques. Le béton répond aussi à la nécessité d’un espace fonctionnel, établi selon un plan libre organisé autour d’une longue galerie distribuant de part et d’autre des pavillons desservant les étages.

 

Esprit Art déco

L’architecte propose ici une « œuvre d’art total » en traitant chaque espace du sol au plafond avec un soin extrême. Le fer forgé, le marbre, le bois, le béton révèlent toute la richesse de son travail et mettent l’accent sur le savoir-faire artisanal local. On y admire les formes épurées de l’Art déco dans la grande galerie, véritable forêt de colonnes portant de majestueux volubilis ou sur les luminaires aux formes stylisées.

 

Défi technique

Comparé à un gratte-ciel new-yorkais, le beffroi est un chantier complexe, avec ses 104 mètres de haut, niveau jamais atteint en France auparavant. Il est construit entre 1929 et 1932 au rythme effréné de 4,10 mètres par mois, grâce à un ascenseur central rallongé au fil des travaux. Il s’agit du plus haut beffroi du nord de la France.

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