Art et histoire
Hauts-de-France
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Le grand orgue de la basilique, Saint-Quentin

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Date : 1703

Le grand orgue de la basilique de Saint-Quentin est le dernier témoignage d’une intense vie musicale et religieuse ancrée depuis le 13e siècle, et qui trouvera un terrain fécond au sein de la Maîtrise de Saint-Quentin.

Le grand orgue © Frédéric Pillet

Vue en contre-plongée © Frédéric Pillet

Clavier du grand orgue © Frédéric Pillet

Vue des sculptures du grand orgue © Frédéric Pillet

Vue des tuyaux © Frédéric Pillet

Vue de dessus des tuyaux © Frédéric Pillet

Une histoire mouvementée…

De nombreux élèves issus de cette école vont se former auprès des Maîtres de Chapelle et organistes attachés à la cour du Roi, et deviendront des compositeurs de talent, tels Loyset Compère, Jean Mouton et Josquin des Prez.

Suite au désastre d’un incendie en 1669, Louis XIV finance les travaux de restauration de la collégiale de Saint-Quentin, et offre au chapitre un nouveau grand orgue, inauguré en 1703. Son buffet monumental, conçu par Jean Bérain et construit par Pierre Vaideau, respectivement dessinateur et menuisier au service de Louis XIV, témoigne de la marque du « style royal ». Il oppose l’énorme volume de sa boiserie aux lignes aérées de la nef de l’église. Ce déséquilibre est heureusement compensé par la richesse et la variété de son vocabulaire décoratif.

Cependant, en 1917, la basilique est entièrement dévastée. Le mécanisme de l’orgue est détruit et la tuyauterie descendue pour la fonte d’armes. Cinquante ans après le conflit, un nouvel instrument prend place à l’intérieur du buffet ancien, préservé puis restauré. Œuvre des facteurs d’orgue lorrains Haerpfer et Ermann (en Moselle), il est inauguré les 27 et 28 mai 1967.

 

Le grand orgue

Le grand orgue de la basilique de Saint-Quentin constitue un legs inestimable, représentant la facture d’orgue classique alliée à une technologie instrumentale contemporaine. C’est un instrument géant, à l’esthétique musicale néoclassique, qui permet aux organistes d’aborder tous les types d’écritures , des œuvres les plus classiques aux œuvres contemporaines.

Si son imposant buffet de chêne culminant à 20 mètres de hauteur, ne laisse découvrir en façade que 90 tuyaux, ce sont plus de 6 300 qui se pressent à l’intérieur de son grand corps.

Pour mettre ces tuyaux en fonction, pour les faire vibrer, l’organiste dispose d’une palette sonore de 75 timbres différents, répartis sur quatre claviers manuels de 31 touches (Positif ; Grand orgue ; Récit ; Écho) et un pédalier de 32 marches.

Depuis 1967, grâce à ses organistes successifs, le grand orgue de la basilique est au service de cérémonies religieuses, ainsi que d’une riche programmation culturelle.

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