Art et histoire
Hauts-de-France
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Le cloître de l’Hôtel-Dieu, Noyon

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Date : 1628-1640

Restauré dans les années 1980, le cloître de l’hôtel-Dieu est le seul vestige de cet ancien établissement hospitalier noyonnais détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Le cloître de l’Hôtel-Dieu © ville de Noyon

Chœur le Virelai – JEP 2017 © ville de Noyon

Installation plastique – JEP 2018 © ville de Noyon

Spectacle de danse – JEP 2018 © ville de Noyon

Une fondation médiévale

L’hôtel-Dieu est fondé en 1178 à l’initiative de l’évêque Renaud, puis est complété en 1180 par la donation de terrain de Jean de Saint-Éloi, ce qui permet de construire un hôpital de grande envergure sur une parcelle importante. Il est installé en dehors du castrum gallo-romain, hors du quartier cathédral, réservé aux chanoines et à l’évêque, mais est enfermé toutefois dans l’enceinte médiévale, à proximité de l’axe principal de la ville, la via Agrippa, ancienne voie gallo-romaine.
L’Hôtel-Dieu prend une importance considérable au 13e siècle et reçoit des dotations importantes de saint Louis, ainsi qu’en 1278 de Marie de Brabant, seconde femme de Philippe le Hardi. Ces donations permettent de restaurer et d’étendre les bâtiments.
Dirigé par une communauté embrassant la règle de Saint-Augustin, cet établissement soigne les malades et reçoit les orphelins, indigents et pèlerins. Il s’étoffe au cours de son histoire d’éléments permettant de mener à bien ses missions : une église, une buanderie, une apothicairerie, une cuisine et un réfectoire, des dortoirs, des salles de bains, ainsi qu’un ensemble de bâtiments réservés à la communauté religieuse.

 

Les derniers jours de l’Hôtel-Dieu

Au 17e siècle, l’institution est affectée à l’unique soin des malades et blessés du fait de la création de l’Hôpital général, plus grand et plus moderne. L’hôtel-Dieu fusionne avec cet établissement au milieu du 19e siècle et est acheté par la ville pour être transformé en école et maison de charité. Il devient école maternelle en 1882. L’incendie de la ville en 1918 anéantit cet ensemble hospitalier à l’exception du petit cloître daté du 17e siècle.

 

La renaissance du cloître

Le cloître est classé en 1927 par l’administration des Beaux-Arts ce qui permet d’éviter la menace de sa destruction. Des travaux de restauration partiels sont dirigés par André Collin, architecte en chef des monuments historiques, jusqu’en 1938. Une restauration totale du lieu est programmée en 1984. Le cloître devient un espace d’exposition complémentaire des musées de Noyon. Ses hauts murs et son jardin préservé du tumulte de la rue, en font un lieu exceptionnel, ouvert occasionnellement aux Journées européennes du patrimoine ou lors de visites spécifiques.

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