Art et histoire
Hauts-de-France
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Place de l’Hôtel de ville, Saint-Quentin

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Date : Depuis le 12e siècle

Surnommée « la place la plus au sud des places carrées du nord », la place de l’Hôtel de ville a vu son architecture se diversifier au fil du temps.

Vue actuelle du théâtre sur la place de l'hôtel de ville © F.Pillet

Dessin de la place de l'hôtel de ville, fin du 19e siècle © Archives de Saint-Quentin

Vue actuelle de la place de l'hotel de ville © F.Pillet

Vue de la place et du théâtre pendant l'occupation lors de la Première Guerre mondiale © F.Pillet

Vue de l'hotel de ville après les destructions de la Première Guerre mondiale © Archives de Saint-Quentin

Vue de la place un jour de marché, vers 1860 © Archives de Saint-Quentin

Vue de la place de l'hôtel de ville, vers 1790 © Archives de Saint-Quentin

Le Vieux-Puits © F.Pillet

Vue de la résidence Carriera © F.Pillet

Vue du pignon de la basilique depuis la place de l'hotel de ville © F.Pillet

Entre Moyen Âge et Renaissance

Saint-Quentin, devenue commune en 1080, s’organise au cours du 12e siècle en dehors du noyau urbain initial qui se situe autour de la collégiale. Au centre du côté nord de la place, une « maison de la Paix » est édifiée pour que le mayeur, les échevins* et les jurés puissent s’y réunir pour débattre des affaires de la ville et rendre justice.
En 1509, l’Hôtel de ville est bâti sur son emplacement actuel par l’architecte valenciennois Colard Noël, en lieu et place d’habitations. Un grand nombre de sculptures, issues du bestiaire médiéval (fantastique ou familier) ainsi que du registre civil, animent la façade. Dans l’arcade centrale de la galerie, la grille d’aunage*, est encore en place aujourd’hui et témoigne des richesses commerciales de la cité.

 

Un réaménagement incessant

Après la Première Guerre mondiale, Louis Guindez, architecte de la ville, va construire de part et d’autre du bâtiment ancien, des ailes dans un style classique ainsi que la salle du Conseil municipal. Un carillon construit en 1647 rythme aujourd’hui encore, tous les quarts d’heure, la vie du centre-ville.
Autour de la place, les maisons gardent le style 19e d’avant-guerre côté sud (façades étroites aux fenêtres petites et bien alignées, toits d’ardoise mansardés) ou adoptent le style Art déco comme sur le côté est. De ce côté, les quatre premières maisons illustrent le nouveau style : lignes verticales dominantes, frontons massifs ne dissimulant pas la pente du toit, association de la brique et du béton, décoration en ciment armé, fer forgé, bow-windows.

La brasserie de l’Univers, fondée en 1897, rappelle le baroque des maisons flamandes. Le bâtiment occupé actuellement par une banque est traité quant à lui dans le « Modern Style » des années 1900, avec ses fenêtres ondulantes, ses bandeaux dorés et ses frises végétales. Sur le côté ouest, le théâtre de style néo-classique de 1842 remplace la première salle de spectacle construite en 1774. De part et d’autre, on peut remarquer un ancien grand magasin d’habillement, un autre établissement bancaire dès 1891, ainsi qu’une petite maison au toit en forme de cloche. Elle est ornée à son sommet d’une lyre, afin de marquer l’emplacement de l’ancien habitat du carillonneur Gustave Cantelon.

Déplacé à plusieurs reprises, le Vieux-Puits, creusé en 1715 ou 1719, est installé dans l’angle sud-ouest au milieu des parterres de fleurs et de la sculpture représentant le pastelliste Maurice-Quentin de La Tour.

 

Lexique

Échevins : magistrat assistant le maire au nord de la France.
Grille d’aunage : servant au mesurage des toiles de lin.

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