Art et histoire
Hauts-de-France
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Les vitraux des Le Prince, Beauvais

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Date : 1491-1589

L’église Saint-Étienne de Beauvais renferme des verrières d’exception du 16e siècle, dont le célèbre Arbre de Jessé d’Engrand Le Prince reconnu nationalement. À la Renaissance, la famille Le Prince compte plusieurs maîtres-verriers installés à Beauvais dont la qualité des œuvres a concouru à la renommée de la ville.

Vitrail de l’Arbre de Jessé par Engrand Le Prince dans l’église Saint-Étienne, premier quart du 16e siècle © Dir. de la communication, Ville de Beauvais

Le roi David avec sa harpe, détail de l’Arbre de Jessé par Engrand Le Prince dans l’église Saint-Étienne, premier quart du 16e siècle © Dir. de la communication, Ville de Beauvais

« Dieu le Père » au centre de la rose sud de la cathédrale Saint-Pierre réalisé par Nicolas Le Prince, 1551 © Dir. de la communication, Ville de Beauvais

« Les sibylles » sous la rose nord de la cathédrale Saint-Pierre réalisées par Jean et Nicolas Le Prince, 1538 © Dir. de la communication, Ville de Beauvais

Les Le Prince, des maîtres-verriers beauvaisiens

Pendant près d’un siècle, trois générations se sont succédées à Beauvais. La dynastie est initiée par Lorin, mentionné pour la première fois en 1491 et dont on ne connaît aucune œuvre. Apparaissent ensuite Jean et Engrand, actifs au début du 16e siècle, suivis de Pierre et Nicolas, qui meurent respectivement en 1561 et 1589. Si leur lien de parenté nous reste inconnu, ces maîtres-verriers ont néanmoins travaillé de concert sur plusieurs verrières : Jean et Nicolas sur la verrière de saint Claude dans l’église Saint-Étienne ou encore Nicolas et Pierre sur la rose sud de la cathédrale Saint-Pierre. Considéré comme l’un des plus grands peintres-verriers de la Renaissance, Engrand déploie une virtuosité sans précédent. Son art se distingue par des visages très variés au modelé subtil, un dessin rapide et précis et un emploi raffiné du jaune d’argent jamais égalé.

L’Œuvre des Le Prince à Beauvais et dans le Beauvaisis

À l’aube du 16e siècle, le Beauvaisis est marqué par un mouvement de reconstruction suite à la Guerre de Cent ans et au conflit qui s’ensuit entre le roi Louis XI et le duc de Bourgogne. De nombreuses églises sont rebâties, ou du moins en partie, et en même temps vitrées. De cette époque sont conservées les verrières de l’église Saint-Étienne, dont quatre ont été signées par la famille Le Prince et trois ensembles verriers dans la cathédrale Saint-Pierre également réalisés par cette même famille d’artistes. Ces chantiers influencent les alentours et le style des Le Prince inspire comme c’est le cas avec La vie de saint Claude dans l’église Notre-Dame de Marissel ainsi que la verrière représentant les saints Jean-Baptiste, Eustache, Gervais et Christophe dans l’église Saint-Aubin de Guignecourt.

Le rayonnement des Le Prince

Au-delà du Beauvaisis, les Le Prince ont exporté leurs créations dans une partie de l’actuel département de l’Oise (Espaubourg, Guignecourt, Fitz-James, Rémérangles) et dans les franges toutes voisines de la Normandie (Louviers, Gisors…). Le réseau de commanditaires les fait connaître et en 1524, Engrand produit ainsi un vitrail pour la collégiale de Montmorency offerte par Charles Villiers de l’Isle-Adam, évêque de Beauvais. De même, ce sont vraisemblablement des commanditaires d’origine beauvaisienne qui leur offre la possibilité de travailler pour l’église Saint-Vincent de Rouen entre 1520 et 1535. Bien que cette ville présente de nombreux ateliers de peintres verriers actifs, la technique et la qualité des Le Prince représentent une avant-garde.

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