Art et histoire
Hauts-de-France
Revenir aux ressources

Le château de Mont-l’Évêque, Senlis

Ajouter aux favoris

Retirer des favoris

Télécharger la ressource

Date : 1843

Au 13e siècle, Philippe Auguste donne une partie de ses terres de Mont-l’Évêque à l’évêque de Senlis, Guérin, son chancelier et proche conseiller. Ce dernier y fait construire son château, qui devient la résidence rurale des évêques de Senlis jusqu’à la Révolution française.

Vue de la façade sud du château et du plan d’eau PAH de Senlis à Ermenonville

Les dépendances d’époque Moderne et la chapelle PAH de Senlis à Ermenonville

Visite au château avec l’Office de Tourisme Senlis-Chantilly PAH de Senlis à Ermenonville

Décor de style troubadour sur la façade sud PAH de Senlis à Ermenonville

Vue de la façade occidentale et du côté nord de l’édifice PAH de Senlis à Ermenonville

La résidence d’été des évêques de Senlis

Le château édifié par Guérin est mal connu. L’édifice primitif est détruit au 15e siècle, durant la guerre de Cent Ans. Peu d’informations subsistent quant aux reconstructions entreprises à cette période. Il faut consulter les représentations du château sur des estampes du 18e siècle pour se faire une idée de son architecture à la fin du Moyen Âge. Elles représentent un bâtiment sans ornement apparent, dont l’emprise correspond à celle du bâtiment actuel.

 

Une réinterprétation de l’architecture médiévale

Lors de la Révolution française, le château est vendu comme bien national. En 1805, il est acquis par la famille de Pontalba qui fait remanier son architecture en 1843, selon les principes du courant néo-gothique et plus particulièrement du style dit « troubadour ». L’ancienne résidence rurale des évêques de Senlis figure désormais parmi les exemples du style « troubadour » les plus aboutis dans la région.
Ces reprises sont liées à la pensée romantique qui s’est exprimée au 19e siècle dans des domaines variés. Le courant romantique repose, entre autres, sur une expression des tourments du cœur et de l’âme qui exalte le rêve et un passé souvent idéalisé. En architecture, le romantisme s’exprime par le néogothique et le style troubadour à travers une réinterprétation idéalisée de l’architecture médiévale.

 

Un condensé d’architecture

La famille de Pontalba fait ajouter deux tours au château et fait couvrir l’ensemble des tours de toits coniques. Les fenêtres et les portes sont ornées suivant une inspiration gothique flamboyante. La chapelle, dotée d’un portail flamboyant, a été réalisée avec les maçonneries de l’ancien jubé de l’église des Carmes de Metz.
L’aménagement intérieur du château conserve quelques caractéristiques de la Renaissance par ses lucarnes, ses fenêtres à meneaux et ses cheminées ornementées. Le château est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1989.

⚡ Votre navigateur est obslète ! ⚡

Mettez-le à jour pour voir ce site correctement.

Mettre à jour