Art et histoire
Hauts-de-France
Revenir aux ressources

La grand-place, Cambrai

Ajouter aux favoris

Retirer des favoris

Télécharger la ressource

Date : 1924-1932

La plus vaste place de Cambrai concentre une double vocation, lieu d’exercice des fonctions communales et centre d’activités commerciales. Elle est le point de passage incontournable des Cambrésiens et constitue un trait d’union entre le passé et le 20e siècle.

La place Aristide Briand depuis le campanile de l'hôtel de ville © François Moreau

La Grand'Place vers 1900 © Le Labo - Cambrai

La Grand'Place après la Première Guerre mondiale © Le Labo - Cambrai

Un axe historique

La place est d’abord le centre d’un axe ouest-est, entre l’ancien castrum romain situé sur les bords de l’Escaut et le Mont des Bœufs, site urbanisé dès le 6e siècle et lieu de pèlerinage abritant jusqu’au 16e siècle, la sépulture du premier évêque de la ville.
La place s’urbanise progressivement tout au long du Moyen Âge pour former jusqu’à la Première Guerre mondiale un polygone irrégulier bordé d’habitations appelées « rangs ». Incendiée par l’armée allemande en 1918, la place est en ruine. L’hôtel de ville est reconstruit à l’identique, la place est entièrement redessinée.

 

Le cœur de ville

Bordée au nord par l’hôtel de ville, la place actuelle s’ouvre sur l’avenue de la Victoire et l’ancienne porte fortifiée médiévale dite de Paris. Les silhouettes du clocher de l’église Saint-Géry et du beffroi complètent ce premier aperçu du cœur de ville. Longue de 200 mètres, de plan régulier, son pourtour est entièrement réservé au commerce.

 

Témoignage de la Reconstruction

La place est intégrée dans le programme de Pierre Leprince-Ringuet, en charge de la Reconstruction de la ville. Un cahier des charges ordonne une élévation à trois niveaux et un niveau de combles, des toitures en ardoise, un alignement sur la rue et l’usage du pignon pour les habitations d’angle.

Les maisons qui l’entourent aujourd’hui ont été construites entre 1924 et 1932 et témoignent de l’inventivité des architectes. Les façades associent la brique, le béton, les décors de ciments moulés, la ferronnerie d’art. Leurs styles mêlent régionalisme et Art déco.

Sur le fronton de l’ancien café « la Taverne » (n°30) est représenté un visage grimaçant aux cheveux fleuris. Deux bas-reliefs Art déco aux lignes géométriques figurent un satyre jouant de la flûte et un homme l’écoutant lui faisant face. À l’angle de l’Avenue de la Victoire (n°52), l’ancien grand magasin « Au palais du vêtement » déploie de grandes baies apportant de la lumière dans les espaces de vente. D’un vase sortent des guirlandes de fleurs se transformant en motifs géométriques sur la façade de béton.

À l’est, trois blocs d’immeubles construits en 1951 ferment la place et en achèvent l’ordonnancement.

⚡ Votre navigateur est obslète ! ⚡

Mettez-le à jour pour voir ce site correctement.

Mettre à jour