Art et histoire
Hauts-de-France
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La basilique Notre-Dame et la crypte, Boulogne-sur-Mer

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Date : Du Moyen Âge au 19e siècle

Avec son dôme vertigineux de cent mètres de haut, la basilique Notre-Dame domine la ville entière. Construite au 19e siècle par un prêtre architecte amateur sur les ruines de la cathédrale médiévale, elle est l’ultime expression monumentale d’un culte qui remonte au 7e siècle.

Vue intérieure du dôme de ND de Boulogne-sur-Mer © Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

La basilique Notre-Dame dominant la ville. © Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

Restitution de l'église Notre-Dame à la fin du 16e siècle par Camille Enlart © Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

La crypte romane © Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

Le reliquaire du Saint-Sang, 14e siècle © Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

Notre-Dame de Boulogne, la Vierge nautonière

Le culte de Notre-Dame de Boulogne est fondé sur la tradition d’une statue miraculeuse de la Vierge portée dans une barque mue par des anges et échouée sur le rivage, en l’an 633 ou 636. Un modeste sanctuaire semble avoir été édifié très tôt, remplacé vers 1100 par une église en pierre, attribuée à la comtesse de Boulogne, Ide de Lorraine. La dévotion à la Vierge nautonière fait de la ville le centre d’un important pèlerinage au Moyen Âge. Au 16e siècle, l’église est érigée en cathédrale, résultat du démembrement de l’évêché de Thérouanne consécutif au sac de cette ville par Charles Quint. Les conséquences de la Révolution lui sont fatales ; fermée au culte et privée de sa statue brûlée en 1793, l’église est vendue comme bien national et démolie en 1798. Le siège épiscopal est aboli et définitivement fixé à Arras en 1801.

 

La renaissance de l’église Notre-Dame

En 1827, l’abbé Haffreingue, prêtre boulonnais, entreprend la reconstruction d’un sanctuaire à Notre-Dame de Boulogne. Le chantier initial ne prévoit que la partie centrée d’où émerge la chapelle de la Vierge consacrée en 1840, mais à la faveur du rayonnement apporté à l’entreprise, c’est une église complète qui voit le jour en 1856 ; la bénédiction papale et une fructueuse loterie nationale, dont Victor Hugo et Alfred de Vigny furent souscripteurs, contribuèrent beaucoup à cet aboutissement. Avec son dôme accolé à l’église en croix latine, l’édifice d’esthétique néoclassique présente une allure singulière, fruit des circonstances de sa construction et d’une référence à Saint-Louis des Invalides, source d’inspiration au même titre que Saint-Paul de Londres et Saint-Pierre de Rome. En 1879, Notre-Dame est érigée en basilique.

 

Une église souterraine

La crypte du 12e siècle, redécouverte pendant le chantier de la basilique, est englobée dans la crypte contemporaine aménagée sous la totalité de l’église et qui de fait compte parmi les plus grandes de France. Ce vaste dédale de salles, récemment restauré, est remarquable par les peintures murales qui couvrent l’intégralité des murs et par les collections qu’il abrite, constituées des vestiges de l’ancienne église et d’un trésor d’art sacré. Ce vaste dédale de salles, récemment restauré, est remarquable par les peintures murales qui couvrent l’intégralité des murs et les collections qu’il abrite constituées des vestiges de l’ancienne église et d’un trésor d’art sacré. La pièce maîtresse de ce trésor est le reliquaire du Saint-Sang, offert par Philippe Le Bel à Notre-Dame en 1308.

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