Art et histoire
Hauts-de-France
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Les maisons amiénoises

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Date : 19ème siècle

Le 19e siècle est une période de fort développement industriel à Amiens comme partout en Europe. La population rurale se déplace vers les villes pour alimenter les usines, gourmandes en main d’œuvre. Il convient de construire rapidement un habitat destiné aux ouvriers et aux cadres des industries qui arrivent par centaines chaque année. Près des usines, des ensembles de maisons individuelles en briques, tuiles, fonte, et fer, à l’architecture minimaliste apparaissent à partir de 1850. Ce type d’habitat élémentaire est présent dans toutes les régions qui ont connu un fort essor industriel à cette époque.
Par leur nombre et leur impact sur le paysage urbain, ces maisons forment à elles seules de véritables morceaux de ville et comptent au titre d’une mémoire sociale à préserver : le témoignage d’un art de vivre ensemble autant que d’un savoir-faire.

Maisons amiénoises © L. Rousselin

Maisons amiénoises simples © L. Rousselin

Maison amiénoise, un décrottoir près de l’entrée rappelle que chaque Amiénois était alors jardinier amateur © L. Rousselin

Maisons amiénoises © L. Rousselin

Maisons amiénoises décorées avec lucarnes sur le toit © L. Rousselin

Maison amiénoise, détail © L. Rousselin

Maison amiénoise, détail © L. Rousselin

Un type d’habitation caractéristique : 1850-1914

Elles sont des centaines, voire des milliers. De Saint-Pierre à Saint-Maurice, ou de Saint-Roch au faubourg de Noyon, les rangs de maisons de briques rouges s’alignent le long des rues, parfois en lotissements entiers. Construits sur des parcelles de quelques mètres de large mais très profondes, ces logements standardisés forment un type d’habitation caractéristique, encore largement répandu et connu sous le nom de « maison amiénoise ». Simple et fonctionnelle, elle ne dépasse que rarement un ou deux étages.

Une unité de mesure de la hiérarchie sociale

Très semblables au premier abord, les maisons amiénoises portent cependant les marques des distinctions sociales. Les familles ouvrières sont logées dans de petites maisons de brique à un étage, avec comble et cave. Les façades s’alignant sur la rue déploient une décoration discrète mais subtile jouant des teintes de la terre-cuite du jaune au noir, de la panneresse panneresse Côté le plus long de la brique et de la boutisse boutisse Côté le plus court de la brique dans un appareillage appareillage Manière d’agencer et d’alterner régulièrement les briques français ou picard. L’entrée unique donne sur la rue et ouvre sur la pièce principale. Si elle est un peu plus cossue, la porte dessert un long couloir desservant les pièces d’habitations : séjour et cuisine. À l’arrière de la maison se trouve une simple courette ou un long jardin et étroit.

Le cadre moyen ou le contremaître disposent d’une maison plus confortable, avec parfois une porte cochère qui ouvre sur une cour intérieure pavée. La maison s’élève sur deux étages, et les combles peuvent accueillir le logement de la bonne. L’entrée se fait sous le porche et ouvre sur de grandes pièces.

Enfin, la maison de maître et l’hôtel particulier présentent une façade au décor plus imposant, avec davantage de fenêtres sur plusieurs étages.

L’amiénoise modernisée 1920-1930

La reconstitution à l’identique des zones dévastées durant la guerre 1914-1918 est une tendance forte de la première reconstruction. Les lotissements qui façonnent les nouveaux quartiers redessinent une assez forte densité urbaine. L’habitat intègre des fonctions nouvelles comme le garage et les salles d’eau qui se généralisent ou encore le chauffage central. La taille des fenêtres augmente au bénéfice de l’air et de la lumière.
Le Plan Local d’Urbanisme veille à préserver les caractéristiques de la maison amiénoise, sa couleur, son volume et son alignement.

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