Art et histoire
Hauts-de-France
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Le palais de justice, Boulogne-sur-Mer

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Date : 1852

Bâti sur l’emplacement de l’ancienne sénéchaussée, le Palais de Justice édifié au 19e siècle dans une période d’essor de la ville, perpétue la fonction administrative de la haute ville. Alignant sa façade sur la place de la Résistance, il utilise le langage de l’architecture classique de rigueur pour ce type de bâtiment public.

Le Palais de Justice vu depuis la Bibliothèque municipale Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

La salle des Pas perdus Service Ville d’art et d’histoire de Boulogne-sur-Mer

Le Palais de Justice, lithographie, anonyme, 19e siècle Bibliothèque municipale Boulogne-sur-Mer

Le Palais de Justice de Boulogne-sur-Mer, Vue intérieure de la Salle du Tribunal de Justice, lithographie de Ch. Fichot, 1860 env. Bibliothèque municipale Boulogne-sur-Mer

Le Palais de Justice de Boulogne-sur-Mer, Vue intérieure de la Salle des Pas perdus, lithographie de Ch. Fichot, 1860 env. Bibliothèque municipale Boulogne-sur-Mer

De la sénéchaussée au Palais de Justice

Dans la continuité de la fonction judiciaire du site, le Palais de Justice succède à la sénéchaussée royale fondée après le rattachement du comté de Boulogne au Royaume de France en 1478. A l’instar de plus de la moitié des palais de Justice en France, celui-ci est construit au 19e siècle. Cet âge d’or de l’architecture judiciaire s’inscrit dans la réforme de l’institution après la Révolution, qui voit notamment la création des tribunaux de première instance dans chaque arrondissement. Pour la ville de Boulogne, c’est aussi une période de forte croissance économique et démographique qui voit la construction de nombreux équipements publics.

Une architecture classique
Le projet est entrepris par le Département en 1845 et le palais est inauguré en 1852. Il est confié à l’architecte du département Firmin Epellet (1807-1889) de formation académique. Son dessin s’inspire de l’hôtel de ville de Laval bâti en 1833 par Alphonse de Gisors. L’édifice constitue un grand volume cubique adossé au rempart. Sa façade se développe sur deux niveaux rythmés par les ordres doriques et ioniques. Elle détache un corps central ajouré de grandes baies cintrées qui surmonte un fronton triangulaire. Son tympan figure une allégorie due à Louis-Victor Bougron (1798-1886) représentant la Loi entourée de la Force et de la Justice protégeant les Arts, les Sciences, le Commerce et l’Industrie. Les statues de Charlemagne et de Napoléon sont installées par la suite. Dans le hall, un escalier monumental conduit au premier étage à la salle des pas perdus imposante par sa voûte en berceau et ses deux serliennes couvrant la salle d’audience coiffée d’une voûte plate à caissons.

Le palais jusqu’aujourd’hui
Dans les années 1970, le Palais de Justice a fait l’objet d’importants travaux. Ils ont permis de découvrir une partie de l’enceinte du castrum du 2e siècle, dont une tour quadrangulaire en partie conservée dans les sous-sols. Récemment, l’édifice a fait l’objet d’une restauration qui a redonné son lustre au bâtiment.

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