Art et histoire
Hauts-de-France
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La première Reconstruction, Cambrai

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Date : Années 1920 et 1930

Ravagée par quatre années de guerre, Cambrai sort en 1918 affaiblie et en ruine. Sa reconstruction est l’œuvre de l’architecte parisien Pierre-Leprince Ringuet.

Un rang de maisons issu de la Reconstruction © Déclic Cambrai

Maisons de la grand-place issues de la Reconstruction © François Moreau

Le Crédit Agricole, sur la place de la République © François Moreau

Le palais de la Mode, réalisé par Pierre Leprince-Ringuet sur le mail Saint-Martin © François Moreau

Vue du beffroi et du nouveau mail Saint-Martin, esquisse préparatoire de MM. Leprince-Ringuet, Debat-Ponsan et Debré, 1919 © Le Labo

La grand-place et ses rues environnantes en ruine en 1918 © Le Labo

Une ville meurtrie par la Première Guerre mondiale

Du début de la Première Guerre mondiale en 1914 à sa fin en 1918, Cambrai est occupée par l’armée allemande. Lors de sa retraite, elle pratique la politique de la terre brûlée qui consiste à détruire ou endommager par le feu. Les Cambrésiens, forcés à l’exode en septembre 1918, retrouvent début 1919 une ville dévastée. Cet état lui vaut le qualificatif de ville martyre et la légion d’honneur.

 

Un concours pour faire revivre la ville

Adoptée en 1919, la loi Cornudet impose un Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) pour la reconstruction des villes de plus de 10 000 habitants. Cambrai organise un concours d’architecture et six projets sont présentés en août 1919. C’est le cabinet de l’architecte parisien Pierre Leprince-Ringuet qui en sort lauréat avec le projet « Martin-Martine ». Il veille à la mise en œuvre du projet en établissant un cahier des charges qui réglemente les constructions autour de la Grand’place et en réalisant lui-même un certain nombre de bâtiments. La réalisation précise de ce plan vaut à Cambrai d’être considérée comme l’une des villes dont la reconstruction est la plus réussie.

 

L’alliance de deux mouvements pour se réapproprier une identité

La ville est remodelée, les monuments sont mis en valeur par de vastes perspectives, la Grand’Place et les axes majeurs sont redessinés et de nouvelles voies et places sont créées. Les références au passé régional sont conjuguées à la rigueur moderne des lignes. Le régionalisme et le style Art déco se mêlent alors pour la reconstruction des bâtiments endommagés ou détruits. Le conseil municipal se réunit à l’emplacement de la future place du 9 octobre à l’occasion du premier coup de pioche donné symboliquement par le maire Edmond Garin (1847-1928) en juin 1922. Cette période de Reconstruction s’achève avec l’inauguration de l’Hôtel de Ville en 1932.

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