Logo VPAH
Revenir aux ressources

La gare de Senlis

Ajouter aux favoris

Retirer des favoris

Télécharger la ressource

1861/1922

Dans la deuxième moitié du 19e siècle, le chemin de fer se développe très fortement en France. La longueur des lignes exploitées passe de 3886 kilomètres en 1852 à plus de 17000 kilomètres en 1870, c’est une véritable révolution technique. L’administration impériale de Napoléon III entraine le pays et les industriels vers ce changement.

La gare de Senlis, fronton ©Pierre de Montalte

La gare après sa reconstruction en 1922, carte postale ancienne

La gare détruite en septembre 1914 par les allemands, carte postale ancienne

Le bâtiment voyageur avant 1914, carte postale ancienne

Perspective depuis la voie verte construite sur les anciens rails ©Ville de Senlis

Perspective sur la gare à droite ©Pierre de Montalte

Vue sur le campanile de la gare et son horloge Vérité ©Ville de Senlis

La naissance de la ligne

En 1857, l’embranchement Chantilly-Senlis est attribué à la compagnie des Chemins de fer du Nord par décret impérial. Senlis bénéficie tôt du chemin de fer, la ligne est inaugurée dès 1862. Le bâtiment voyageur est bâti en 1861. Il est la copie conforme du bâtiment encore utilisé aujourd’hui en gare de Chantilly, architecture typique des gares de la Compagnie du Nord. La guerre franco-prussienne éclate en 1870. Le Second Empire s’effondre, l’empereur est destitué et Paris est assiégée. Le haut commandement prussien décide alors de mettre en service le tronçon Chantilly-Crépy-en-Valois via Senlis. Le but est d’assurer le ravitaillement pour maintenir le siège de Paris. L’activité de la ligne reprend ensuite normalement durant la Belle Epoque après la fin du conflit.

La Grande Guerre

Durant l’été 1914, la Grande Guerre éclate, l’armée française est contrainte de reculer et Paris est à nouveau menacée. Les troupes allemandes font alors une entrée brutale dans Senlis le 2 septembre 1914, à moins de 60 kilomètres de Paris. En représailles d’affrontements avec de supposés tireurs embusqués civils, les Allemands détruisent la gare en guise de châtiment.

La compagnie des Chemins de fer du Nord décide de reconstruire un nouveau bâtiment et de raser les ruines de l’ancienne gare en 1922. L’architecte Gustave Umbdenstock dirige le chantier.

Le fruit d’une histoire mouvementée

La « nouvelle » gare est construite dans un style néo-régionaliste parfois usité dans la Première Reconstruction. On s’inspire du style Louis XIII avec une utilisation notable de pierre et de brique. L’édifice est surmonté d’un campanile disposant d’une horloge conçue par l’horlogerie Vérité de Beauvais qui met au point un système novateur de synchronisation électrique. La façade présente les armes de la ville ainsi que sa devise « Par le feu et par mon sang, j’ai engendré la victoire » adoptée en 1920 en référence au « martyre » de la ville du 2 septembre 1914.

La gare reste en service jusqu’en 1950 avant la fermeture du service voyageurs. L’édifice sert de gare routière pendant de longues années. Le site est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2001. La gare et ses dépendances appartiennent à la Ville de Senlis depuis 2004, et, depuis lors elle est au cœur de projets urbains comme celui de l’éco-quartier de la Gare et intègre un pôle multimodal.

SENLIS À ERMENONVILLE

En juillet 2015, les communes de Senlis, Mont-l’Evêque, Fontaine-Chaalis et Ermenonville, engagées dans une démarche volontaire et commune de valorisation de leur patrimoine, ont obtenu le label Pays d’art et d’histoire en 2015. Sa mise en œuvre est portée par les communes du Pays d’art et d’histoire, liées par une convention de partenariat sur le plan administratif et technique.

Découvrir
SENLIS À ERMENONVILLE

⚡ Votre navigateur est obslète ! ⚡

Mettez-le à jour pour voir ce site correctement.

Mettre à jour