Art et histoire
Hauts-de-France
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La chambre de commerce, Tourcoing

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Date : 1903-1908

Au tournant du 20e siècle, la municipalité de Tourcoing décide de restructurer le centre-ville autour de trois places en enfilade en concentrant des édifices publics monumentaux à la mesure des usines environnantes et de l’essor économique de la ville. La ville affirme ainsi sa maîtrise de l’aménagement urbain. Au nord, la place Victor Hassebroucq sert d’écrin au nouvel hôtel de ville, au centre, la Grand’Place est bordée par l’église Saint-Christophe et au sud, la place Charles et Albert Roussel accueille la nouvelle chambre de commerce, édifiée entre 1903 et 1908 sur les plans de Charles Plankaert.

Chambre de commerce vue rapprochée © Virginie Pollet

Chambre de commerce © Ville de Tourcoing

Vue partie basse Chambre de commerce © Virginie Pollet

Chambre de commerce, détail horloge © Virginie Pollet

Vue depuis l'église Saint-Christophe (c) Ville de Tourcoing

Vue ancienne de la Chambre de commerce © AM Tourcoing

Un projet municipal de grande envergure

En 1902, le maire Gustave Dron lance le projet de construction d’un bâtiment accueillant un hôtel des postes avec une salle des facteurs, un centre de tri et un espace recevant le public, un musée industriel et commercial, une bourse et une chambre de commerce.
Charles Plankaert, architecte à Limoges et ancien boursier de la ville de Tourcoing ne perçoit pas d’honoraire pour le projet qu’il dessine, se considérant redevable envers sa ville natale. Les travaux sont exécutés de 1903 à 1908 sous la direction du Service des bâtiments, en accord avec l’architecte.

 

Une architecture néo-flamande

De brique et de pierre, la façade donnant sur la place traduit l’organisation interne du bâtiment. Les dimensions plus modestes du bureau de poste contrastent avec les arcades et l’échelle plus monumentale du reste du bâtiment, sans toutefois porter atteinte à la cohérence globale de l’édifice à la silhouette élégante et très élancée.
Plankaert rend hommage à la tradition architecturale flamande en optant pour la brique, une pierre du Hainaut (Belgique) et en dotant l’édifice d’un beffroi. Par sa verticalité et sa puissance symbolique, ce dernier contribue à affirmer la puissance industrielle et commerciale de la ville. L’architecte s’inspire du vocabulaire de la Renaissance flamande et du début du 17e siècle. Il reprend les fenêtres à meneaux, les toitures pentues agrémentées de lucarnes, les arcs en anse de panier que l’on retrouve dans les édifices du 16e siècle du nord de l’Italie.
Le musée industriel et commercial n’ouvre jamais, et les cloches du campanile ont été enlevées par les Allemands durant l’occupation de la Première Guerre mondiale. L’édifice perd peu à peu sa vocation commerciale, au profit de Lille. Le bâtiment a abrité un temps le Centre d’Histoire locale et est aujourd’hui en reconversion.

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