Art et histoire
Hauts-de-France
Revenir aux ressources

L’art des jardins, Chantilly

Ajouter aux favoris

Retirer des favoris

Télécharger la ressource

Date : 1662, Le Nôtre à Chantilly

Le parc du château de Chantilly est le témoin de l’évolution de l’art des jardins en France : le jardin à la française dessiné par André Le Nôtre au 17e siècle, le style anglo-chinois de la fin du 18e siècle et le parc à l’anglaise du 19e siècle. Il offre ainsi, sur un même site de plus de 115 hectares, un panorama exceptionnel et une illustration vivante des modes qui se sont succédées en Occident.

Le jardin anglais Domaine de Chantilly © J.-L. Aubert

Vue du château et des parterres depuis le vertugadin, anonyme anciennement attribué à Lieven Cruyl © musée Condé, Chantilly

Vue aérienne du grand parterre Le Nôtre, Domaine de Chantilly © J.-L. Aubert

Le grand parterre Le Nôtre, Domaine de Chantilly © J.-L. Aubert

Le Hameau du jardin anglo chinois, Domaine de Chantilly © Martine Savart

Album du Conte du Nord, planche 15, le jardin anglo-chinois © Domaine de Chantilly

Album du Conte du Nord, planche 16, salon et salle à manger du hameau © Domaine de Chantilly

Le jardin anglais, l'île d'amour, Domaine de Chantilly © Martine Savart

Le jardin anglais, le Temple de Venus Domaine de Chantilly © Martine Savart

Le grand parterre Le Nôtre, équilibre et symétrie

Dessiné en 1665 par André Le Nôtre, jardinier du roi Louis XIV, pour Louis II de Bourbon-Condé, le grand parterre se déploie au pied du château de façon spectaculaire. Masqué par la grande terrasse du château, il s’offre comme par surprise au regard du visiteur. Symbole du jardin à la française, il s’organise de façon symétrique et géométrique autour de nombreux bassins, véritables miroirs d’eau jouant avec la lumière. Le jardin de Chantilly est de toutes les créations de Le Nôtre celle où la superficie des eaux est la plus importante. Au fond, le grand canal, long de 2,5 kilomètres (et qui dépasse ainsi celui de Versailles) est alimenté par la rivière Nonette, et forme un des deux grands axes de composition du jardin.

 

Le hameau, merveille du jardin anglo-chinois

Dessiné en 1773 par l’architecte Jean-François Leroy pour le prince Louis-Joseph de Bourbon-Condé, le jardin anglo-chinois de Chantilly témoigne du goût pour la Chine et du retour à la nature prôné par la  philosophie des Lumières au 18e siècle et déjà adopté par les Anglais. À l’opposé du jardin à la française, il se caractérise par une imitation de la nature et de son côté sauvage mais avec goût. En son centre, Leroy aménage un hameau composé de sept maisonnettes, qui a notamment servi de modèle à celui de Marie-Antoinette au Petit Trianon de Versailles. D’aspect rustique, ces maisons à pan de bois et couvertes de chaume sont en réalité de véritables petits salons avec décors en trompe l’œil et aménagements luxueux.

 

Le jardin anglais, nature et poésie

Durant la période Révolutionnaire, la partie ouest du jardin dessiné par le Nôtre au 17e siècle est détruite et en partie recouverte par la ville. Sur la parcelle restante, entre le château et les grandes écuries, le prince de Condé, de retour à Chantilly, fait aménager, un parc à l’anglaise par l’architecte Victor Dubois en 1819. Dans le style désormais à la mode, Dubois compose un grand parc paysager, peuplé de fabriques comme le Temple de Vénus, le pont des grands hommes ou encore l’ile d’Amour. Complètement artificiel tant dans son boisement que ses plans d’eau, le parc a pour but d’imiter la nature et son côté sauvage afin d’exalter la poésie du lieu.

⚡ Votre navigateur est obslète ! ⚡

Mettez-le à jour pour voir ce site correctement.

Mettre à jour