Art et histoire
Hauts-de-France
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Le rang des Drapiers, Roubaix

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Date : 1880-1895

Symboles d’une économie florissante au tournant du 20e siècle, les maisons du « rang des Drapiers » ont failli disparaître dans les années 1960 et 1970, cibles des démolitions avant d’être reconnues pour leur haute valeur patrimoniale

Roubaix Rang des Drapiers ©Ville de Roubaix

Roubaix Rang des Drapiers ©Ville de Roubaix

Roubaix Rang des Drapiers ©Ville de Roubaix

Roubaix Rang des Drapiers ©Ville de Roubaix

Un urbanisme réglementé

Un parc et une promenade publique sont aménagés après l’abandon en 1866 du projet de canal dans ce secteur encore peu urbanisé au sud-ouest de la ville. La promenade devient le boulevard de l’Impératrice en 1867 puis, après l’abdication de Napoléon III en 1870, le boulevard de Paris. Un grand hôtel particulier est érigé en 1872 pour le négociant Louis Voreux, devenu l’hôtel Motte-Lagache en 1907 (actuel n° 64). Ensuite, les constructions se développent rapidement à partir de la fin des années 1870. Les capitaines d’industrie délaissent désormais la proximité de leurs usines et le boulevard devient une artère résidentielle prisée des bourgeois aisés.

Un éclectisme de bon goût

Le « rang des Drapiers » est un alignement de dix-huit demeures édifiées dans les années 1880. Les architectes, principalement Édouard Dupire-Rozan (1842-1901) et Alfred Bouvy (1857-1938), appliquent les principes du style éclectique alors très en vogue, en s’inspirant notamment de la Renaissance flamande. L’ensemble est remarquable d’unité et d’harmonie grâce à un règlement municipal qui précisait les dimensions maximales des baies, des appuis de fenêtres ou la forme des portes cochères. Ces contraintes sont loin d’uniformiser ces habitations. La profusion des détails ornementaux, le soin apporté à leur exécution, les balcons, dais, niches et lucarnes, révèlent le goût des commanditaires pour une architecture ostentatoire, contrastant avec le modeste habitat ouvrier.

De nécessaires protections

À partir des années 1960, des opérations immobilières et des destructions automatiques démolissent les usines qui cessent leur activité puis les grandes demeures du boulevard côté impairs dont l’hôtel Cavrois-Mahieu et son parc. Un coup d’arrêt est donné en 1978 avec l’inscription au titre des monuments historiques de la filature Motte-Bossut, située à l’extrémité du boulevard. Restaurées dans les années 1980, inscrites au titre des monuments historiques en 1998, les maisons du « rang des Drapiers » sont un spectaculaire témoignage de l’apogée industrielle dans le paysage urbain roubaisien.

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