Art et histoire
Hauts-de-France
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Le Monument aux morts, Lens

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Date : 1925

Ce monument aux morts se démarque d’autres monuments du même type, par son iconographie qui ne glorifie pas la victoire ou la douleur mais évoque plutôt le sort des combattants et de la population civile face aux ravages de la guerre.

Monument aux morts © Matthieu Brard BD

Monument aux morts © Matthieu Brard BD

Monument aux morts © Matthieu Brard BD

Monument aux morts © Matthieu Brard BD

Un projet soutenu par les habitants

Le monument aux morts est inauguré le 24 mai 1925 sur la Place du Cantin. Sa réalisation est confiée à Louis Barthelet, architecte de la ville et Augustin Lesieux, sculpteur natif de la région.
En plus de la participation de la municipalité, de nombreuses souscriptions publiques ont permis de financer le projet par le biais de tombolas, concerts, concours des commerçants ou encore combats de coq. Un combat de boxe fut organisé avec le célèbre Georges Carpentier (1894-1975), premier boxeur professionnel français à devenir champion du monde de boxe anglaise.
En 1972, le monument est transféré au milieu du rond-point de l’avenue Alfred Van Pelt où il se trouve encore aujourd’hui.

Une œuvre singulière

Le monument est composé de quatre statues principales et de trois bas-reliefs. Le sculpteur a représenté un soldat appuyé sur son fusil, mais aussi un mineur en habit de travail, les poings serrés, et une femme avec sa fille, contraintes à l’exode. Les bas-reliefs évoquent une galerie de mine au boisage brisé, l’industrie détruite par les bombardements ou encore un soldat portant secours à l’un de ses camarades. Dominant l’ensemble, la Ville de Lens est personnifiée sous les traits d’une femme du peuple, le bras plaqué contre la poitrine et le pied foulant une torpille, dans une attitude de protestation face à la guerre et la désolation qui l’accompagne.
À travers ces choix iconographiques, l’artiste rend hommage aux combattants comme à la population lensoise qui a subi l’occupation allemande pendant quatre ans. Il délaisse les codes de la sculpture académique et des modèles antiques pour privilégier une approche plus humaine du sujet.

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