Art et histoire
Hauts-de-France
Revenir aux ressources

La gare, Roubaix

Ajouter aux favoris

Retirer des favoris

Télécharger la ressource

Date : 1886-1888

Inaugurée en 1888, la gare symbolise l’apogée de la révolution industrielle à Roubaix à la fin du 19e siècle. Son style associe modernité et tradition : une grande halle de fer et de verre encadrée par deux pavillons néo-classiques.

Roubaix Gare © Ville de Roubaix

Roubaix Gare © Ville de Roubaix

Roubaix Gare © Ville de Roubaix

Roubaix Gare © Ville de Roubaix

Roubaix Gare © Ville de Roubaix

La station de Roubaix

En novembre 1842, un terrain est choisi au lieu-dit « l’Alouette » pour accueillir la première station de Roubaix. Régulièrement, la municipalité demande à la Compagnie des chemins de fer du Nord la construction d’une vraie gare pour les voyageurs et projette une liaison vers le centre ville. Un percement de 800 mètres est réalisé en 1882. Le maire Julien Lagache obtient personnellement de la Compagnie un projet de gare en 1885, un édifice adapté aux besoins des voyageurs et du commerce et selon le maire « plus digne de la grande cité industrielle qu’elle était appelée à servir ». Sydney Dunnett (1837-1895), architecte et chef du service des bâtiments de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, est chargé de sa construction.

Un monument dans la ville

Le bâtiment se compose de trois éléments : une halle de fer et de verre, encadrée par deux pavillons néo-classiques en brique et pierre. Le corps central est un vaste hall large de 25 mètres, s’élevant sur plus de 15 mètres. La façade en verrière est couronnée d’un campanile, portant trois cadrans d’horloge, soulignés d’un blason aux armes de la ville. Les quais et les deux voies sont couverts d’une spacieuse halle métallique et vitrée, longue de 55 mètres qui protège les usagers des intempéries sans empêcher la dispersion des fumées des locomotives. La nouvelle gare est ouverte au public en septembre 1888.
En octobre 1918, l’armée allemande sabote les installations ferroviaires. Les priorités et le prix des matériaux ne permettront pas la reconstruction de la grande verrière.
En 1977, la Société nationale des Chemins de fer français annonce son intention de démolir la gare, alors dégradée, et de la remplacer par une structure plus modeste, plus adaptée aux besoins des usagers. La municipalité s’y oppose fermement et obtient la restauration du bâtiment, une seconde fois inauguré en octobre 1984.
Aujourd’hui le Campus Gare, le Nouveau Plan de Rénovation Urbaine et le corridor écologique transforment progressivement un vaste périmètre autour de la gare et réintègrent le bâtiment dans la ville.

⚡ Votre navigateur est obslète ! ⚡

Mettez-le à jour pour voir ce site correctement.

Mettre à jour