Art et histoire
Hauts-de-France
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Couvent des Clarisses, Roubaix

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Date : 1876

Construit en 1874 sur un terrain de la famille Desclée, originaire de Tournai, le Couvent des Clarisses illustre la ferveur catholique très présente alors chez les industriels.

Roubaix Couvent des Clarisses ©Ville de Roubaix

Roubaix Couvent des Clarisses ©Ville de Roubaix

Roubaix Couvent des Clarisses ©Ville de Roubaix

Roubaix Couvent des Clarisses ©Ville de Roubaix

Un couvent dans la ville industrielle

En 1857, un incendie ravage l’usine à gaz de la famille Desclée se trouvant au nord de la ville. Craignant une explosion et l’anéantissement du quartier, Henri Desclée émet le vœu d’appeler une communauté religieuse contemplative à Roubaix si la catastrophe est évitée. Le vent tourne, l’incendie est maîtrisé, il n’y a pas de blessé. Avant son décès en 1873, Henri Desclée honore sa promesse et demande au Baron Bethune d’établir les plans d’un couvent. Six moniales s’installent en 1876. Elles sont rejointes par des sœurs externes, chargées de l’école Saint-Claire, école gratuite de filles jouxtant le couvent.

Un exemple néogothique

Jean-Baptiste Bethune d’Ydewalle (1821-1894), dit le Baron Bethune, est un des plus grands représentants du style néo-gothique de Belgique. Il est l’auteur de l’abbaye de Maredsous (1872) en Belgique, de l’église Saint-Joseph de Roubaix (1878) ou des décors de la coupole de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle (1879). Influencé par le néo-gothique anglais, il forme une nouvelle génération d’artistes et d’artisans d’art au service d’un art gothique appliqué aux principes catholiques.
Derrière une apparente austérité, le monastère des Clarisses est remarquable d’élégance et de sobriété, le tout au service des usages religieux quotidiens. Cette présence pittoresque contraste avec son environnement urbain. L’architecture réussit le mariage de l’économie et de la sérénité, exposant les briques à l’extérieur, celles-ci sont recouvertes d’un enduit blanc à l’intérieur, associé au bois et aux grès cérame pour le pavage des sols.

Une histoire mouvementée

Menacée d’expulsion en 1880, les Clarisses doivent quitter les lieux sur ordre des députés en 1903. Racheté par l’industriel roubaisien Jules Masurel en 1906, le monastère devient une maison d’œuvre, une école technique est créée tandis que l’école Sainte-Claire est rouverte. L’année 1923 marque le retour des Clarisses au couvent. En 2008, au décès de la mère-abbesse, les dernières religieuses quittent le couvent. L’ensemble est inscrit au titre des monuments historiques en 2010.

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